Bob Feeler n'échappe pas à cette règle même si ce fut pour lui une vocation tardive, car durant les années 80, Bob pratique la musique comme guitariste avec Renaud et Jacques Higelin entre autres. Il enregistre également un 45 tours en solo, objet de chantage permanent de ma part: je lui dis, "Si tu ne me laisses pas piloter le dragster aujourd'hui, je diffuse ton disque sur RTL ! ! !" Dans l'intérêt général, Bob cède et nous évite l'évidente punition qui consisterait à écouter son chef d'œuvre !
Sérieusement, Bob commence à évoluer dans le monde de la moto avec une bande de copains dont Jean Luc Lahaye. C'est lors d'un voyage aux Etats Unis où Bob était à la recherche de pièces mécaniques moto, qu'il découvre la discipline qui va changer sa vie : les courses de dragsters.
Dès son retour en France où ces engins sont quasiment inconnus, Bob ne parle plus que de cela et décide "d'importer" ce sport en France.
Avec la collaboration de son frère Eric et Jean Pierre son père, Philippe Teboul devient Bob Feeler comme Claude Moine devint Eddy Mitchell et se lance dans la grande aventure du dragster moto.
C'est pour lui comme une seconde vie, une vocation réelle.
Au début des années 80 tout lui réussit, il se voit champion de France trois années consécutives, quatre fois champion d'Europe et le bouquet final de ce palmarès exceptionnel reste son titre de vice champion du monde aux Etats Unis. Récompense exceptionnelle pour un Français qui vient faire la pige aux ricains sur leur terrain.
Après quelques années, Bob s'intéresse de plus en plus aux dragsters autos. L'aventure le tente et il ne peut résister à la tentation de plonger dans ce nouveau challenge.
Considéré par ses pairs comme un excellent technicien et un des plus grands spécialistes au monde, Bob est également un pilote de off shore très remarqué. Il le prouvera aux commandes du Leader, l'ex Colibri de Didier Pironi et l'écurie Ferrari viendra même le débaucher avant qu'il ne décide de refermer cette belle parenthèse maritime pour se consacrer à nouveau aux démons de la vitesse en dragster auto.
Multidisciplinaire, il pilote avec la même réussite le splendide Top alcohol "Ville de Paris" et surtout la "voiture" par laquelle toute la deuxième partie de sa carrière a pu commencer : Satanic Machine, une voiture fusée de 30.000 chevaux, la voiture la plus puissante de la planète.
L'exploration de cet engin le conduira inévitablement jusqu'à mon plateau de télévision.
Une profonde amitié est née spontanément entre nous, mais aussi une fructueuse collaboration qui nous conduira à la création de notre propre écurie de dragsters en 1997, P.F.R : Perrot - Feeler Racing.
Et je sais pourtant que notre aventure ne fait commencer…
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