Vincent Perrot | Bob Feeler




Quand les premières dépêches d'infos sont tombées sur les téléscripteurs annonçant qu'un animateur de radio et télévision venait de réussir un record du monde d'accélération dans une voiture fusée de 30.000 chevaux, les réactions allèrent bon train… Pour les uns ça donnait : "sa carrière doit aller bien mal pour qu'il ait besoin de publicité et faire un truc de barjo pareil…", pour d'autres : "c'est pas le même, il doit avoir un homonyme…" et pour ceux qui le connaissent un peu : "ça devait arriver un jour ou l'autre depuis qu'on le voit passer son temps sur les circuits autour de Bob, il a fini par y arriver mais de là à établir un record…".

Cet étonnement était parfaitement légitime car très peu de personnes connaissaient Vincent autrement que comme un professionnel des médias, passionné par le cinéma. Sa carrière précoce de producteur - animateur a débute à l'âge de 14 ans sur France 3 Limoges, se poursuit sur le réseau national durant presque dix ans avec Attention magie, 40° à l'ombre, Disney Channel ou Vincent à l'heure, rejoignant parallèlement les piliers de l'animation de RTL...

Cependant, les amis les plus proches de Vincent savaient la fascination et la curiosité qu'il portait à tous les styles de véhicules ou d'expériences, à condition que la notion de danger ou de vitesse entre en ligne de compte. Durant des années il se frotte en amateur de plus en plus éclairé à la compétition auto-moto, au saut à l'élastique, aux entraînements de commandos parachutistes, à la formation astronaute sous la direction de Patrick Baudry et même aux techniques pointues du domptage de panthères avec Kobann, au sein du Cirque Arlette Gruss.

Bien avant de s'investir dans cette folle aventure, je sais que Vincent me connaissait de réputation, même si le dragster n'était pas à l'époque, une discipline dont on parlait beaucoup en dehors des journaux spécialisés. C'est grâce à son émission de télévision que nous nous sommes rencontrés et ce qui devait arriver arriva…

Je sentais bien que Vincent attendait que je lui transmette mes connaissances et que je lui fasse suffisamment confiance pour accepter de lui laisser piloter une fois, la terrible Satanic Machine. Rien que ça ! Après des tests d'aptitude et une longue formation, j'ai fini par accepter l'idée que Vincent puisse piloter ce bolide une seule fois pour voir… Après tout, il faut bien une personne avec qui on puisse de temps en temps parler de ces sensations incroyables.. Bien sur la performance de Vincent serait bien moindre que mes exhibitions habituelles, comme le record du monde qui me "conduisit" à la vitesse de 621 km/h sur 400 mètres départ arrété en 3,5 secondes, mais ma décision était prise, c'était oui !

Depuis ce premier essai, nous nous sentons comme deux frères qui se structurent, se complètent, s'accomplissent et s'unissent pour tenter de faire exploser les frontières du dragster auprès d'un public de plus en plus large. La dernière performance de Vincent se résume à quelques chiffres : passage devant les cellules à 403,4 km/h en 2,8 secondes sur seulement 250 mètres !

En parlant de moi, Vincent à l'habitude de dire que je suis sa pire et sa plus belle rencontre ! Alors essayez donc de comprendre les motivations profondes de deux perfectionnistes qui, pour vivre la même passion ont décidé un jour de croiser leur sang…